Buck Meek annonce son nouvel album, The Mirror, qui sortira le 27 février, et dévoile son premier single accompagné de son clip, « Gasoline ». Comme le souligne Pitchfork, Meek « se spécialise dans une forme philosophique d’écriture », une qualité qui imprègne l’ensemble de The Mirror. On y ressent une puissance délicate, contrebalancée par une vulnérabilité immuable. Animé d’une curiosité presque étrange, il révèle l’unicité du quotidien. The Mirror est une quête de sens nouveau, où le familier est réinterprété à travers la voix singulière de Meek.
Sur The Mirror, l’amour, en tant qu’idée, est toujours tout proche — mais dans son reflet apparaît une rémanence de ce que les choses pourraient être et de ce qu’elles ont été. Meek embrasse l’absurdité de la dévotion, le choix d’aimer, avec autant de douleur que de bonheur, comme sur le single « Gasoline ». Il y chante : « Making words up while we made love / one month and she’s in my blood. » La chanson s’accompagne d’un clip frénétique et magnifiquement filmé, réalisé par Noel Paul, et met en scène les musiciens ayant participé à l’enregistrement du morceau : Ken Woodward, Adam Brisbin et Jesse Quebbeman-Turley.
Issu du partenariat forgé au fil de dix années de collaboration au sein de Big Thief, le travail de Meek et du producteur James Krivchenia sur The Mirror est né de l’idée de combiner l’énergie live et cinétique du groupe avec un univers électronique plus oblique. Des projets de production comme Dragon New Warm Mountain I Believe In You de Big Thief à son récent album solo Performing Belief, le travail de Krivchenia est animé par des éléments électroniques, toujours au service d’un approfondissement du son. Le concept de The Mirror a ainsi favorisé une atmosphère collective propice à l’expérimentation simultanée : les musiciens réagissaient les uns aux autres en temps réel, tandis que leurs instruments déclenchaient des synthétiseurs modulaires.
Pour The Mirror, Meek et Krivchenia ont convié amis, membres de la famille et collaborateurs de longue date, dont Adrianne Lenker, qui apporte sa voix, Adam Brisbin à la guitare et Ken Woodward à la basse. De nouveaux partenaires créatifs et des amis de toujours, comme le compositeur et musicien ambient Alex Somers aux synthétiseurs, au micro-jouet et à un vieux piano, tandis que Mary Lattimore a apporté les sonorités de sa harpe prismatique. Un collectif tournant de quatre batteurs — Jesse Quebbeman-Turley, Jonathan Wilson, Kyle Crane et Krivchenia — déploie une large palette dynamique de grooves. Germaine Dunes, Staci Foster, Jolie Holland et Lenker chantent en chœur sur de nombreux morceaux. Le frère de Meek, Dylan Meek, contribue au piano, aux claviers et aux chœurs. Enfin, Adrian Olsen crée une vaste gamme de sons et de mélodies à l’aide de synthétiseurs modulaires.
Son écriture servant de boussole au processus d’enregistrement, Meek a privilégié l’interaction plutôt que de restreindre les morceaux à quelque chose de maîtrisable. L’album a été enregistré dans le studio-cabane de Meek et Dunes à Los Angeles, Ringo Bingo. Meek a enregistré ses voix à l’extérieur, sur le porche avant, regardant à travers la fenêtre du salon où le groupe jouait.
En tant qu’artiste, Meek continue de révéler son aptitude singulière à traduire les émotions humaines et leurs innombrables ramifications. À travers The Mirror, il embrasse avec justesse l’inconnu, animé par un désir constant de trouver les bonnes questions à poser, plutôt que leurs réponses. « I don’t know the meaning of your dreams », écrit Meek sur « Déjà vu », « Though tell me everything. »
The Mirror sera disponible en digital, en LP transparent (édition standard) et en CD le 27 février 2026.
Buck Meek jouera à Paris avant son groupe le 24 mars au Point Éphémère.